Eloge systémique d'un fléau utile

La corruption en Tunisie

La corruption en Tunisie

Henry ROUX de BEZIEUX

Septembre 2019

Abstract

La corruption fait l'unanimité contre elle du fait de ses effets délétères sur l'économie et la politique tunisienne. Mais il ne suffit pas de condamner pour réformer. La corruption n'existe pas en isolation de son contexte social et économique. Elle se maintient parce qu'elle est perçue comme utile, qu'elle fluidifie des systèmes économiques et politiques par ailleurs archaïques, obsolètes et inadaptés. L'échec de la lutte anti-corruption depuis la révolution tunisienne de 2011 s'explique par le fait que le système démocratique à l'occidentale adopté par la Tunisie favorise la corruption encore plus que le système dictatorial précédent.

Les postures moralement vertueuses sont donc de peu d'utilité pour combattre la corruption. Pour réussir, il faut repenser les institutions, les systèmes économiques et politiques.

 

Table des matières

1           Introduction

2           La corruption en Tunisie, petit tour d’horizon

3           La corruption en sept tableaux

3.1        Un fléau officiellement sous contrôle

3.2        Corrompre pour survivre, la course au pain (El Khobza)

3.3        Le “Pacte de Sécurité” et le coût de la dictature

3.4        Comment donc financer le patrimonialisme arabe ?

3.5        Un homme, aussi intègre soit-il, peut-il lutter contre le système ?

3.6        La lutte anti-corruption, une arme politique

3.7        La Tunisie, un pays à vendre pour 6 millions d’Euros ?

4           Quelles évolutions pour cette situation ?

4.1        Réformes incrémentales et réformes structurelles

4.2        Que se passera-t-il si rien n’est fait ?

4.3        Des atouts et des handicaps pour lutter contre la corruption

4.4        Comment transformer la situation ?

5           Conclusion

6           Annexes

6.1        La systémique

6.2        Biographie

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