Michael Hammer et James Champy, Le Reengineering, Dunod, Paris, 1993.


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L'approche radicale des auteurs revient à faire table rase des contraintes de l'existant pour projeter dans l'avenir de nouvelles formes d'organisation et de nouveaux processus élégants, performants et bien sûr rentables. Une espèce “d'organisation base zéro” en quelque sorte qui présente d'excellents outils de créativité organisationnels. Elle est décrite à travers plusieurs chapitres “théoriques” (émaillés d'exemples toutefois) sur la définition du reengineering, ses principes, ses acteurs, ses terrains de prédilection et ses conséquences. Suivent quatre témoignages sur l'application du reengineering dans quatre sociétés, dont Taco Bell et Bell Atlantic.

Commentaire :

Si le best seller de Hammer et Champy a défrayé la chronique lors de sa publication (1993), il reste encore aujourd'hui une référence pour tout ce qui touche à la conception de systèmes d'organisation. Le reengineering est un “must” de la systémique appliquée à l'organisation, mais il faut le prendre avec des pincettes. Les auteurs méconnaissent avec une arrogance rare les dimensions humaines, sociales et psychologiques des situations d'organisation. Et laissent parfois penser que la seule usine vraiment adaptée au reengineering serait… une usine entièrement robotisée. Un excellent livre donc, même s'il faut parfois se boucher le nez face au niveau de prétention.

Les auteurs :

Michael Hammer est le créateur du concept de reengineering. Ancien professeur au MIT, il préside aujourd'hui la société de conseil et formation “Hammer and Company”.James Champy est le PDG de la société de conseil CSC Index, pionnière du développement et de la pratique du reengineering en entreprise.

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