M.Crozier et E. Friedberg, L'acteur et le système, Paris, Edition du Seuil, 1977 – Le Seuil, Points Essais N°248, Paris, 2000.


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Quelle place pour les acteurs au sein des entreprises vues comme des “constructions sociales” ? Quelle coexistence pour ces enjeux si variés portés par chaque acteur du système ? Le travail de Crozier et Friedberg est basé sur la mise en évidence d'un paradoxe. Ces mêmes structures qui aident les hommes à résoudre les problèmes d'action collective sont aussi celles qui restreignent la liberté d'action et conditionnent les résultats.

La troisième partie du livre est consacrée au raisonnements systémiques, par opposition aux raisonnements heuristiques.

Commentaire :

De la même façon que Watzlawick a affirmé qu'il est impossible de ne pas communiquer, la non-communication étant elle-même un message, Crozier et Friedberg avancent qu'il n'y a pas de champ non structuré, c'est-à-dire d'équipe sans rapports de pouvoir.

Fidèles à une posture de recherche, ils s'efforcent d'expliciter leur approche : postulats, hypothèses, etc. Si le tout peut paraître ésotérique et d'un abord compliqué pour le manager qui n'a pas son DESS de sociologie, Crozier et Friedberg ont le mérite d'avoir signé une œuvre magistrale sur les rapports de pouvoir au sein des entreprises.

Auteurs :

Michel Crozier, ancien élève d'HEC, docteur en droit et docteur ès lettres, Fondateur du Centre de Sociologie des Organisations (CNRS), Professeur à Paris X Nanterre et à Harvard, auteur d'une dizaine d'ouvrages.

Erhard Friedberg, Directeur de recherche au CNRS.

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